Qu’est-ce qu’une résidence intergénérationnelle ? Définition et concept

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Une résidence intergénérationnelle réunit dans un même immeuble des logements privatifs occupés par des personnes de tous âges, autour d’espaces communs partagés. Chacun dispose de son chez-soi complet, ce qui distingue nettement ce modèle de la cohabitation chez l’habitant.

Voici la définition retenue par les pouvoirs publics, les formules voisines à ne pas confondre et les raisons de son essor.

MJ Développement a conçu The Season, première résidence de ce type au Pays Basque, où seniors autonomes, jeunes actifs et étudiants partagent restaurant, coworking et boulodrome.

Ce sujet en un coup d’œil

ModèlePrincipeCadre de référence
Résidence intergénérationnelleLogements privatifs et espaces communs dans un même ensembleDroit commun de la location, pas de statut dédié
Cohabitation intergénérationnelle solidaireUn senior héberge un jeune dans son propre logementLoi ELAN, article L631-17 du CCH, charte de 2020
Habitat inclusifLogements accompagnés avec projet de vie sociale partagéeLoi ELAN, décret et arrêté du 24 juin 2019
Habitat participatifDes particuliers conçoivent ensemble leur immeubleLoi ALUR, articles L200-1 et suivants du CCH
Résidence services seniorsAppartements avec services, réservés aux plus de 60 ansArticles L631-13 et suivants du CCH

La définition officielle de l’habitat intergénérationnel

Le portail national pour les personnes âgées décrit l’habitat intergénérationnel comme un ensemble composé de logements privatifs et d’espaces communs, buanderie, salle commune ou jardins partagés, qui réunit des personnes âgées, des étudiants, des jeunes actifs et des familles.

Aucun statut juridique spécifique n’encadre ces résidences : elles relèvent du droit commun de la location, dans le parc privé comme chez les bailleurs sociaux. Leur singularité tient à la programmation, pas au contrat. Le promoteur décide en amont de la répartition des logements entre les âges, puis dimensionne les espaces partagés en conséquence.

Service-Public précise d’ailleurs que cette répartition s’organise souvent par tiers entre étudiants, familles et seniors, chaque habitant occupant un logement individuel distinct au sein de la même résidence.

Bon à savoir : la mixité des âges ne se décrète pas, elle se programme. Un immeuble qui accueille des générations différentes sans prévoir de lieu où elles se croisent produit exactement le même anonymat qu’une copropriété ordinaire. Le restaurant, la salle d’activités ou le jardin partagé font le travail que l’architecture seule ne fait jamais.

Jardin partagé et boulodrome de la résidence intergénérationnelle The Season à Anglet

Résidence intergénérationnelle, cohabitation solidaire ou habitat inclusif ?

Ces 3 formules partagent une intention commune, rompre l’isolement par le logement, mais elles diffèrent sur le bâti, le contrat et le public. Voici ce qui les sépare réellement.

La cohabitation intergénérationnelle solidaire

Cette formule se pratique chez l’habitant, sans immeuble dédié. Encadrée par la loi ELAN et l’article L631-17 du Code de la construction, elle autorise une personne de plus de 60 ans à loger un jeune de moins de 30 ans dans une chambre libre.

L’ANIL rappelle que la contrepartie financière demandée au jeune doit demeurer modeste, et que les menus services rendus ne relèvent jamais du soin.

L’habitat inclusif

L’habitat inclusif désigne un logement privatif assorti d’un projet de vie sociale et partagée, financé par l’aide à la vie partagée que versent les départements. La CNSA le résume en une formule : vivre chez soi sans être seul.

Ces ensembles regroupent en règle 5 à 10 habitants, souvent en situation de handicap ou de grand âge, ce qui les distingue d’une résidence ouverte à tous les âges.

L’habitat participatif

L’habitat participatif, créé par la loi ALUR, réunit des particuliers qui conçoivent et financent ensemble leur immeuble et ses espaces communs.

Le projet naît donc des futurs habitants, non d’un promoteur. Cette gouvernance partagée demande plusieurs années de montage. À l’inverse, lorsque l’on investit dans une résidence intergénérationnelle, le bien se livre clé en main.

Pourquoi ce modèle se développe aussi vite

La démographie explique l’essentiel de cet essor. L’INSEE projette 49 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans en 2040, contre 40 aujourd’hui. Le vieillissement pèse donc sur un socle d’actifs qui se réduit, et les solutions de logement intermédiaires deviennent indispensables.

Les pouvoirs publics anticipent ce basculement. Un rapport inter-inspections IGAS et IGEDD estime que le parc d’habitat partagé adapté au vieillissement passerait de 231 000 places à 408 100 places d’ici 2040, soit un quasi-doublement.

Côté jeunes, la tension se lit tout aussi nettement. La Cour des comptes relève que 60 % des 15-25 ans interrogés déclarent des difficultés à trouver un logement, et situe l’âge médian de décohabitation à 23,4 ans.

Loger les 2 publics dans le même ensemble répond donc à 2 tensions simultanées.

Ce que la mixité des âges change au quotidien

La vie collective d’une résidence intergénérationnelle tient aux espaces partagés et à la personne qui les anime, bien plus qu’au règlement intérieur. Sans animation, les parties communes se vident en quelques mois.

Voici ce qui fait fonctionner ces lieux au quotidien :

  • Un responsable présent sur site organise les rendez-vous et coordonne les prestataires.
  • Les horaires décalés des étudiants et des retraités évitent la saturation des espaces communs.
  • Chaque logement demeure entièrement privatif, avec sa cuisine et sa salle d’eau.
  • Une application communautaire relie les habitants, la conciergerie et l’équipe d’exploitation.
Espace coworking partagé de la résidence The Season à Anglet

Chez MJ Développement, la résidence intergénérationnelle The Season applique ce principe à Anglet avec 152 logements neufs, du studio au 3 pièces, et des espaces partagés en rez-de-chaussée : restaurant en libre-service, salons lounge, coworking, cuisine atelier, fitness et spa, salle polyvalente, terrasse couverte et boulodrome.

« La résidence intergénérationnelle incarne une nouvelle façon d’habiter, fondée sur le partage, la solidarité et la complémentarité des âges. »
MRMichaël RuelPrésident du groupe MJ Développement

À quoi ressemblerait votre quotidien dans une résidence intergénérationnelle ? Appelez le 05 59 03 13 00 et demandez les plans de The Season à un conseiller MJ Développement !

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Anglet

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FAQ – Résidence intergénérationnelle

Qui peut habiter dans une résidence intergénérationnelle ?

Une résidence intergénérationnelle accueille des seniors autonomes, des jeunes actifs, des étudiants et parfois des familles, sans condition d’âge unique. Le gestionnaire compose l’équilibre entre ces publics à la commercialisation. Certains programmes réservent une part de logements à chaque génération pour préserver la mixité dans la durée.

Existe-t-il un statut juridique dédié ?

Non, aucun statut spécifique n’encadre la résidence intergénérationnelle. Les baux relèvent du droit commun de la location, meublée ou nue. Seule la cohabitation intergénérationnelle solidaire, qui se pratique chez l’habitant, dispose d’un cadre propre depuis la loi ELAN, avec une charte fixée par arrêté.

Faut-il participer aux activités collectives ?

Non, la participation demeure entièrement libre. Les espaces partagés fonctionnent comme une offre, jamais comme une obligation. Un habitant peut vivre plusieurs mois sans franchir la porte du salon commun, puis s’y installer quand il le souhaite. Cette liberté distingue le modèle d’une vie en établissement.

Quelle différence avec une résidence services seniors ?

Une résidence services seniors accueille uniquement des personnes de plus de 60 ans, dans le cadre des articles L631-13 et suivants du Code de la construction. La résidence intergénérationnelle ouvre les mêmes services à plusieurs générations. L’ambiance, le profil des occupants et souvent le niveau de loyer diffèrent nettement.

Un investisseur peut-il acheter dans ce type de résidence ?

Oui, l’achat suit la logique d’une résidence gérée : vous acquérez un logement et le confiez à l’exploitant sous bail commercial. La diversité des publics locataires limite la dépendance à un seul marché, étudiant ou senior. Le statut LMNP s’applique dans les mêmes conditions qu’ailleurs.

Ces résidences existent-elles dans le parc social ?

Oui, plusieurs bailleurs sociaux développent des programmes mêlant les générations, avec des logements conventionnés et des espaces collectifs. Les conditions d’attribution suivent alors les plafonds de ressources du logement social. Les résidences du parc privé, elles, appliquent des loyers libres.

Peut-on bénéficier d’aides au logement ?

Oui, un habitant peut prétendre à l’APL ou à l’ALS selon ses ressources et le conventionnement du logement, exactement comme dans une location classique. Un senior en perte d’autonomie légère mobilise par ailleurs l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile, versée par le conseil départemental.